"Brandcameo Product Placement Award" annonce ses résultats
Sans grande surprise, Apple, présent dans 30% des films, se hisse à la première place du podium devant les marques Nike, Chevrolet et Ford, présentes dans 24% des films et Sony, Dell, Land Rover et Glock dont les produits ont été placés dans 15% des longs métrages. La compagnie de Steve Jobs conserve sa domination sur ses concurrents malgré une exposition en baisse chaque année. En cause, l’apparition de nouvelles marques telles que Vaio.
En 2009, Apple était présent dans 44% des films les plus vus aux Etats-Unis. Un an plus tôt, la moitié des longs métrages comportait un produit de la marque. A noter tout de même que, sur la décennie, en apparaissant dans 112 des 334 films n°1, Apple est la deuxième marque la plus placée derrière Ford (144 apparitions).
Record de placement de produit
Qui dit record de placement de produit, dit possible overdose. Le titre a été attribué au film Iron Man 2, dans lequel pas moins de 64 produits identifiables apparaissent à l’image ! Pour le film d’une durée de 1h57, cela revient à voir un produit toutes les 2 minutes.
Placement de produit dans un film osacrisé
La palme du placement de produit pour un film oscarisé est décrochée par « The fighter » pour sa marque de bière Budweiser. La marque à ses couleurs familières blanches et rouges est facilement reconnaissables. A ce sujet, Adam Stone explique qu’il s’agissait du « seul choix possible qui prenait sens dans l’histoire ».
Placement de produit dans un film étranger
Basée sur l’histoire du diable s’habille en Prada, la comédie chinoise « Color me love » suit la vie d’une jeune femme qui travaille dans un magazine de mode tendance. De nombreuses marques ont été intégrées au film, notamment les jeans Diesel, Apple, Cartier, Versace, Aston Martin…
"RIS" s'offre Malongo sur TF1

Après France 3 et "Plus belle la vie", c'est la série "RIS", diffusée sur TF1, qui ouvrira le feu en faisant boire du café Malongo aux différents protagonistes dans un des épisodes. Ce genre d'apparitions feront petit à petit leur apparition dans les fictions télévisées. Bientôt, les séries "A 10 minutes de la plage" et "Clem", également diffusées sur TF1, feront elles aussi la publicité de produits comme les céréales Bio, le Homecopte de SFR, l'huile Lesieur ou encore les eaux minérales de Mont Roucous.
Zakia s'invite dans "Halal Police d'Etat"


Un nouveau logiciel pour le placement de produit
Après ses premières apparitions dans la fiction à succès Plus belle la vie, le placement de produit s'impose comme une nouvelle manne qui profite aussi bien aux producteurs, qu'aux distributeurs et aux marques.
Le placement de produits au cinéma existe depuis plus d’un siècle. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour créer un outil qui permet aux annonceurs de connaître l’impact de cette technique sur leurs ventes?
Jusqu’à présent, les annonceurs pensaient ne pas avoir besoin de mesurer l’efficacité d’un placement de produits. Simplement parce qu’ils évaluaient son intérêt en fonction du succès rencontré par un film. L’ouverture du marché des œuvres télévisées et la multiplication du placement de produits qu’autorise désormais la délibération prise par le CSA en mars 2010 nécessite une approche plus fine de cette efficacité. Les annonceurs commencent à en être conscients et demandent plus de précisions sur ce genre d’investissements.
Comment se calcule l’efficacité des ventes après un placement de produits?
La plupart des annonceurs se contentaient d’informations sur le nombre et la durée d’apparition de leurs produits, sans en mesurer la réelle efficacité. Mais il ne faut pas oublier qu’un placement de produits n’est pas un spot télé: un comptage ne sert à rien si l’on n’a pas mesuré l’impact de l’opération. La méthodologie de Quattro est différente. Ici, l’efficacité se mesure sur une base de 50 critères regroupés autour de quatre axes d’analyse: la visibilité de la marque et du produit, la perception du public, l’amélioration de la notoriété de la marque et la market value générée par l'opération. Par ailleurs, lorsque l’annonceur reçoit le rapport d’étude, il dispose également de comparatifs sur des produits similaires.
Avec l’autorisation du placement de produits dans les séries télévisées, les annonceurs investissent-ils en masse ce nouveau marché?
En 2010, le démarrage a été plutôt timide. Peu d’opérations ont eu lieu car nous étions en phase de test. Il ne faut pas oublier que le placement existe depuis la naissance du cinéma mais s’est véritablement démocratisé dans les années 80. De le même manière, il faut aussi laisser un peu de temps à la télévision en matière d’organisation. Déjà, un compromis a été trouvé en matière de répartition des bénéfices: 40% iront dans les poches de la production, 40% pour la régie publicitaire et 20% pour l’agence de placement. Par ailleurs, la télé est plus massive que le cinéma et représente donc des recettes plus importantes pour un annonceur. Pour toutes ces raisons, 2011 s’annonce comme la vraie année de lancement du placement de produit à la télé.
Quand on sait que le placement de produit pourrait générer entre 40 et 60 millions d'euros de recettes complémentaires pour la filière audiovisuelle, on imagine que ce nouveau logiciel a de beaux jours devant lui.
Le placement de produit en images
Quand C'est ma vie place Adidas
Le thème de l’émission (pour résumer) : Des enfants qui ont une passion et leur rapport avec leurs parents vis à vis de cette passion.
Nous suivons donc les aventures de Maxence qui souhaite devenir cuisinier et d’Angie qui veut devenir un grande DJette. Ils «vont tout faire pour convaincre leurs parents d’exercer le métier de leurs rêves.»
Logiquement, comme dans de nombreux reportages, l’objectif de la caméra passe devant de nombreuses marques et logos. Et nous pouvons remarquer, comme l’atteste la copie d’écran ci-dessous (prise sur M6 Replay), que la production sait très bien se servir du floutage pour masquer les marques lorsque cela leur semble justifié. On peut d’ailleurs remarquer la présence d’un Mac Book d’Apple à la pomme floutée.

Jusqu’ici, tout est normal.
Un peu plus loin dans le reportage, Angie va mixer dans une boîte de nuit. Dans cet extrait, la voix off explique que la jeune fille a préparé une petite mise en scène pour ouvrir sa prestation devant les 1000 personnes présentes. Elle montre deux ardoises notées «2nd j’enlève», «mes talons». Elle montre ses talons au public puis monte sur la table. A ce moment, l’objectif de la caméra descend - a priori sans aucune justification - le long des jambes de la DJette pour faire un gros zoom bien appuyé sur ses chaussures flambant neuves à la marque bien apparente. Et cette fois-ci, aucun floutage mais plutôt une très évidente mise en valeur...
Est-ce un placement de produit ? Je n’ai pas la réponse pour le moment. Mais c’est très étonnant puisque selon la loi le placement de produit n’est autorisé que dans les fictions et les vidéo clips.
Même pas d’explication dans les crédits du générique puisque certaines sont citées : «Yaël Guetta pour Comptoir des Cotonniers / Coco Olivaud pour Yves Saint Laurent»...
Les différents types de placement de produit
L’occasion pour nous de faire le point sur les différents types de placement de produit employés dans le cinéma.
Le placement classique est celui qui existe depuis l’origine de la technique. Beaucoup plus tactique que stratégique, il privilégie le produit à la marque. Quelle que soit la marque, le produit ou le secteur d’activité, tout semble possible pour cette forme de placement qui peut être très peu exigeante sur la forme.
Assez simple à mettre en place, le placement classique demande peu d’investissement. En revanche, il peut rapidement passer inaperçu.

Le placement institutionnel privilégie, à l’inverse du placement classique, la marque au produit sous la forme d’un logo, d’une griffe (sur un sac par ex), d’une enseigne ou d’une publicité apparaissant généralement dans les décors.
La marque est plus pérenne que ses produits et par conséquent, plus facile à mettre en place. Mais il y a plus de risques qu’il passe inaperçu sauf à opter pour une taille importante ou un placement central à l’écran. Cela suppose par ailleurs que les spectateurs connaissent le nom de la marque avant de voir le film.

Le placement intégré ou dynamique fait apparaître un produit ou une marque de la manière la plus «intégrée» possible au scénario. Le produit peut être utilisé, porté ou mentionné par les acteurs, mais également jouer un rôle clé dans une scène, aidé à résoudre un problème ou faire avancer l’intrigue.
Ce type de placement de produit bénéficie généralement d’un taux de mémorisation élevé en plus d’un éventuel effet «star endorsement». Cependant, il existe un risque de rejet si le placement est trop évident, non pertinent ou si le nombre de marques est trop élevé.

En ce qui concerne le placement évocateur, le logo de la marque n’apparaît pas et elle n’est pas citée mais son design ou des éléments distinctifs peuvent être clairement reconnus.
Il s’agit d’un placement plus subtil mais réservé aux marques très familières et proposant des produits au design distinctif.

Enfin, le placement furtif, le plus indétectable par le spectateur, est le plus intégré naturellement au scénario (vêtements non griffés, par exemple)
Il peut passer totalement inaperçu (crédit fin générique) et nécessite une communication complémentaire pour le mettre en évidence.

Si aucune étude ne garantit assurément l’efficacité du placement de produit, il semble tout de même que cette technique soit bien acceptée par le public.
Des études font apparaître le constat suivant : qu’ils aient mémorisés ou pas une marque placée, les exposés au placement ont une probabilité supérieure de correctement restituer le nom des marques dans un texte fragmenté. Ils ont également potentiellement plus de chances de choisir cette même marque au sein d’un panier potentiel.
Source: "La publicité dans le film", Jean-Marc Lehu, Eyrolles, 2006
Quand le placement de produit va trop loin
Le célèbre soap opera américain Des jours et des vies semble avoir oublié la nuance. Vous avez ici l'exemple de tout ce qu'il ne faut pas faire !
La polémique a fait grand bruit cette semaine et a été amplifiée par de nombreux sites américains (CNN, The Hollywood Reporter, Fox News, Brandchannel...). En cause, le célèbre soap opera "Days of our lives". Plus connu en France sous le titre Des jours et des vies, le feuilleton est diffusé depuis 1991 chaque matin sur France 2 et depuis 1965 outre-Atlantique !
Dans l'un des épisodes, Melanie (Molly Burnett) vante les bienfaits des céréales Cheerios.

L'extrait est surréaliste. Durant près de 20 secondes, les téléspectateurs ont dû croire avoir raté le début de la pub. Tout simplement car ce placement de produit s'apparente à un spot de publicité en bonne et due forme. Melanie (Molly Burnett) explique notamment à Nathan (Mark Hapka): "Ce n'est pas seulement pour le petit-déjeuner (...), ce sont des céréales complètes avec seulement un gramme de sucre, ce qui est parfait pour que je rentre dans mon maillot de bain cet été."
Dans le deuxième extrait, on peut voir Caroline (Peggy McCay) en train de réconforter Sami avec la marque chinoise de surgelés "Wanchai Ferry".
Au cas où le téléspectateur aurait manqué la "subtilité", l'actrice raconte: "J'en ai préparé pour les enfants un peu plus tôt et ils n'en avaient jamais assez." Encore plus incroyable, à croire que la production manque vraiment d'argent, Caroline en rajoute une couche en précisant très naturellement: "Et c'est un repas complet, parce qu'on peut en manger avec du riz."
Du coup, on n'est plus étonné de voir un pique-nique romantique se transformer en une séance de téléshopping encore une fois toute en subtilité. Appréciez vous-même...
Espérons que ce dérapage, largement critiqué dans les médias américains, restera une exception. Si ce n'est pas le cas, les téléspectateurs US auront bientôt bien du mal à savoir s'ils sont tombés sur une pub ou sur une série en allumant leur poste de télévision...
Product Place Me

Un tout nouveau site vient de débarquer dans l’univers du placement de produits!
Son objectif est clair : rendre le placement de produits plus simple.
Product Place Me souhaite faciliter la mise en relation entre les producteurs de contenus et les entreprises cherchant à placer leurs produits ou leur marque.
Pour cela, pas besoin d’algorithme ultra compliqué, il suffit de s’inscrire au site en précisant son activité : producteur ou annonceur. Et le tout, gratuitement.
Dès les premières explications sur le site, le ton est donné. Priorité au scénario. C’est pourquoi le site ne veut que des scénarios terminés avec des possibilités de placements et non des placements organisés autour d’un scénario pour alibi.
PPM se propose donc de récolter et compiler les propositions des producteurs de contenus et de les envoyer par mail aux marques inscrites sur le site.
Selon sa page Facebook, le site est très ouvert en ce qui concerne les productions : films à gros budgets; séries télé, web séries, et même spots de pub.
Bref, ce service a l’air très attractif et nous ne manquerons pas de vous tenir informés des réalisations de PPM !
Pour aller visiter ce nouveau site c’est ici et pour suivre son activité sur les réseaux sociaux c’est ici ou encore là.
Le "Product Displacement" et "Reverse Product Placement" viennent réinventer le genre
De quoi s’agit-il ?
Le product displacement consiste en l’imitation d’une marque, existant dans la réalité, par un produit « looks like » ou « sounds like » ; l’idée étant bien sûr que la marque intégrée dans la fiction soit facilement identifiable pour les téléspectateurs. Vous n’y avez peut-être jamais fait attention, mais le résultat est plutôt convaincant.
Gladys Santiago, qui tient le blog Product Displacement, en a répertorié un certain nombre, majoritairement extrait de la série culte Les Simpsons.






A l’inverse, pour le reverse product placement, le produit n’existe pas dans la réalité. En revanche, il reçoit un engouement tellement fort que les industriels s’en emparent pour soulager la frustration des consommateurs.
Rappelez-vous la compagnie de crevettes Bubba Gump de Forrest Gump ou les Bertie Bott’s Beans issus des aventures de Harry Potter.


Finalement, quel est l’intérêt de recourir à ces méthodes plutôt qu’au placement de produit classique ?
Il semblerait que ces marques de fiction soient plus efficaces d’un point de vue marketing que les marques qu’elles imitent et qui recourent au product placement classique. Evidemment, cela ne fonctionne qu’avec des marques jouissant d’une forte notoriété dont le logo, le code couleur ou le nom sont immédiatement identifiables.
Le procédé fait également appel à l’imagination du téléspectateur. De quelle façon? Au lieu de se sentir agressé par un énième message publicitaire lorsqu’il se prélasse devant sa série, le consommateur lambda fera la démarche de reconnaître et identifier la marque imitée ; il se sentira valorisé et intelligent.
Scott Barnett, ancien président de Bubba Gump affirmait « nous avons appris par le biais d’études de marché que le passage du film au restaurant était logique dans l’esprit du téléspectateur ». Et d’ajouter « cela nous a donné un avantage grâce à l’immédiate identification de la marque. D’un autre côté, si vous ne délivrez pas la qualité attendue, la marque n’a pas beaucoup de chance de perdurer ».
Revenons en France. Le groupe Justice a fait l’expérience du reverse product placement en 2007. Dans son clip D.A.N.C.E, les T-shirts que l’on voit à l’écran n’existaient pas dans la réalité et n’étaient donc pas commercialisés. Mais ces T-shirts ont créée une telle demande que les producteurs ont fini par créer une édition limitée, disponible chez Colette.
Ces exemples témoignent une fois de plus de la force du placement de produit, ou de ses dérivés, dans les fictions ou autres clips musicaux. Attention tout de même aux effets pervers ; certaines marques ont fait une mauvais expérience de product displacement et ont été utilisées dans des situations nuisant à leur image et à leur réputation.
Source: Ruth Mortimer, Brand & Business Blog
Le tie-in: une marque, un film
Sorti le 10 septembre dans les salles outre atlantique, le film au casting de rêve (Katie Holmes, Josh Duhamel, Adam Brody, Anna Paquin) nous transporte dans un drame romantique, quand l’amour, l’amitié et la rivalité font basculer le destin des personnages.
La marque de vêtements J. Crew réalise ici un coup de maître en habillant tous les personnages du film, designant notamment une robe de mariée. Mais J. Crew va plus loin que ça et se sert de la promotion du film pour faire sa propre communication, comme le montre sa dernière campagne de pub.
Habilement intégrés dans le scénario, les costumes et les formalwear de la marque, souvent délaissés par les jeunes, réunissent désormais tous les ingrédients pour séduire cette cible.
Galt Niederhoffer explique « L’histoire parle d’un groupe de jeunes d’une vingtaine d’années, juste avant qu’ils ne deviennent réellement « adultes »; les vêtements constituent une grande part de leur identité. »
The Romantics offre un formidable exemple de communication tie-in, ou comment une marque et un film peuvent servir des intérêts communs.
Source: The Romantics features product placement from J. Crew
Direct 8 épinglé par le CSA
Au cœur de la tourmente, une fiction intitulée « Ma Super Croisière ». Diffusée du 19 au 30 avril 2010, cette série de 8 épisodes mettant en scène plusieurs animateurs au côté de personnalités telles que Valérie Bègue, Jacques Séguéla ou Cyril Hanouna a pris ses quartiers à bord du MSC Poesia de la compagnie MSC Croisière.

Dans sa décision, le CSA explique que « “Ma Super Croisière” “met en avant de manière totalement injustifiée les marques et services de la société organisatrice et de l’agence”. Et d’énumérer: “le titre de l’émission reprend le logo, les initiales et la typographie de la marque de la société concernée ; l’essentiel des scènes a lieu sur le paquebot de la société, dont les nombreux plans de coupe montrent régulièrement les atouts, le nom, la marque ainsi que les prestations qu’il met à la disposition des passagers ; chaque escale fait l’objet d’une mise en valeur appuyée, faisant la publicité du circuit réalisé par cette croisière en Méditerranée ; la série fait également la publicité de l’agence, en montrant régulièrement son logo lors de chaque épisode, mais aussi en valorisant la créativité de son vice-président, l’efficacité et la rapidité de la campagne produite”.
“Compte tenu de tous ces éléments, ce programme constitue une publicité clandestine prohibée par l’article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié relatif à la publicité, au parrainage et au téléachat”, conclut le communiqué.
Et toc!
Quand les marques se mettent au football
Les marques se sont largement invitées sur les terrains tout au long du Mondial, profitant des caméras du monde entier pour faire leur publicité.
Zoom sur la France... Louis Vuitton a réalisé l'un des placements de produits les plus remarquables de l'histoire du sport. Le trophée de la FIFA a été présenté par Fabio Cannavaro sur le terrain dans un monogramme Louis Vuitton Voyage.

Cet exemplaire unique, entièrement réalisé à la main, a été fabriqué dans les ateliers d'Asnières.
Rappelons-nous que le match a été regardé par plus de 24 millions de téléspectateurs en France. Ce chiffre laisse imaginer les quelques autres millions de personnes qui auront reconnu la célèbre griffe française...
Rien à dire, joli coup de pub!
La marque de téléphone finnoise, Nokia, n'est pas en reste et a marqué les esprits grâce au décolleté du top Larissa Riquelme.

Selon certaines informations, le fabriquant aurait demandé au top paraguyen de mettre le téléphone dans son décolleté, ce qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des téléspectateurs. A noter qu'elle avait également un logo Axe peint sur son sein gauche pendant le matach Espagne-Paraguay.
Aucune information ne peut cependant confirmer qu'il s'agissait bien d'un placement de produit rémunéré. Mais entre nous, je serais bien étonnée de la gratuité de ce geste...
Source: www.productplacement.biz
Plus beau le produit
Le Figaro annonce ce jour que Clear Channel compte bien profiter de cette manne publicitaire en proposant d’incruster dans les épisodes de la série des panneaux d’affichage virtuels. Habillés aux couleurs de l’annonceur, ils seront installés au cœur de la fiction.
Un aperçu de ce que cela pourrait donner...

Le groupe vient de conclure, avec la bénédiction du CSA, un accord avec la maison de production Teflfrance et France Télévisions.
«Nous avons entamé des discussions avec l'ensemble des producteurs et diffuseurs français, afin d'implanter nos panneaux dans une large palette de fictions télévisées. Nous pourrons ensuite les combiner en fonction des profils d'audience et de la pression que recherchent les annonceurs. Ce n'est pas un coup, mais bien un deuxième réseau que nous sommes en train de mettre en place. Au lieu de nous acheter de l'implantation physique dans les rues, les marques s'offriront du temps d'exposition dans les programmes», explique Philippe Baudillon, président de Clear Channel France et ancien directeur général de France 2.
Le principe ? Une insertion publicitaire prévue toutes les 26 minutes. «Nos tarifs sont calculés d'abord sur la taille du panneau visible à l'écran, puis sur la base de l'horaire de diffusion et sur le prix moyen du spot sur la chaîne concernée», détaille Philippe Baudillon, qui affirme «n'attendre aucune forme de mise en valeur des panneaux par le scénario».
Enfin, Philippe Baudillon voit «pour les annonceurs, l'occasion d'être présents en télévision à des horaires où la publicité est désormais supprimée sur les chaînes publiques et, pour le cinéma, la possibilité de promouvoir des campagnes interdites sur les chaînes hertziennes».
Les panneaux étant incrustés en postproduction, pourquoi ne pas imaginer des affiches L'Oréal Paris dans Desperate Housewives ou Peugeot dans Les Experts ? Clear Channel y songe. «C'est l'horizon qui s'offre à nous, même si les questions de droit sont très complexes à résoudre», relève Philippe Baudillon. Le virtuel fait sauter les frontières du réel.
Jean on the Roch
Après un teasing glitter très prometteur, il a choisi le jour de la fête de la musique, le 21 juin, pour dévoiler l'intégralité de son clip. Entre une tenue très paillette et des danseuses peu habillées, Jean-Roch entend enflammer les nuits d'été.
Mais là n'est pas le sujet. Une fois encore, le placement de produit s'est discrètement invité. Deux marques apparaissent à l'écran: Everest Poker et Happy Wines.
Pour le premier, montré de manière assez flagrante à 0'55, il s'agit de faire la publicité de son site de poker en ligne.
Pour Happy Wines en revanche, il s'agit d'une grande première. Placée par l'agence Casablanca à 1'18, la nouvelle marque de vin au design original, espère se faire connaître en intégrant le placement de produit dans sa communication.
Alors efficace ou non ? Rendez-vous dans quelques semaines, nous les contacterons pour évaluer les éventuelles retombées...
Quand les marques s'intéressent à la littérature
Surnommé "publifiction" par Mireille Hardy, les marques ont fait une entrée fracassante dans la littérature avec "l'affaire Fay Weldon", auteur anglais à succès, en 2001.
Mireille Hardy étudie dans un document très intéressant ce fruit de l'union entre une entreprise et un romancier, et se pose la question de savoir si les mots du marketing transparaissent derrière l'écriture romanesque. Quelles en sont les conséquences?
Morceaux choisis...
" La publifiction est un véritable partenariat entre un auteur et une entreprise. J’en donnerai quelques exemples.

En 2001, Fay Weldon fut le premier auteur à écrire un roman entier sur commande d’une entreprise.
Le bijoutier italien Bulgari lui a versé une somme non divulguée pour que son nom figure une douzaine de foisdans un roman. Fay Weldon a écrit The Bulgari Connection et largement rempli son contrat.
À l’origine, il s’agissait d’un tirage limité de 750 exemplaires destinés à être offerts aux meilleurs clients du bijoutier. L’éditeur a ensuite proposé de le commercialiser en librairie.
Contrairement à tous les cas précédents, passés pratiquement inaperçus, l’affaire Weldon a fait grand bruit, probablement à cause de la personnalité et de la réputation de l’auteur, féministe engagée et Companion of the British Empire. La publication de l’ouvrage de Fay Weldon a provoqué des dizaines d’articles et de protestations de syndicats d’écrivains, certains libraires refusèrent de vendre le livre.
La polémique provoquée par « l’affaire Weldon » a créé un précédent et les marketeurs se sont rendu compte que les livres sont pleins de promesses pour le placement de produit. Selon le PDG de Bulgari, une publicité dans un magazine n’offre qu’un espace limité pour parler de son produit, qui se trouve, de plus, en concurrence directe avec les autres marques. Dans un roman, l’attention du lecteur sera monopolisée sans crainte des rivalités.
Avec Carole Matthews, le placement de produit se transforme en véritable partenariat commercial. Cet auteur écrit des romans du genre chicklit (roman à l’eau de rose pour jeunes femmes modernes).Dans la version originale de son avant-dernier opus, The Sweetest Taboo, l’héroïne conduit une Volkswagen Beetle.
Dans le format de poche paru quelques mois plus tard, la voiture s’est transformée en une Ford Fiesta.
Entre temps, l’auteur avait signé un contrat avec la firme Ford précisant sa mission – attirer les jeunes femmes actives vers la Fiesta.
C. Matthews apparaît en vedette sur le site Web du constructeur automobile, annonçant qu’elle publiera chaque mois une nouvelle « promouvant la Ford Fiesta de manière éhontée ainsi qu’un concours de nouvelles pour découvrir de jeunes auteurs – la seule contrainte est de citer la marque automobile. L’auteur, qui a publié l’année dernière You Drive Me Crazy, fait également la promotion du véhicule dans des galeries commerciales.
C. Matthews et Ford trouvent un intérêt mutuel dans ce partenariat : l’écrivain profite des moyens mis à sa disposition pour élargir sa notoriété, le constructeur espère augmenter ses parts de marché.
L’industrie automobile a récemment pris conscience de l’écart entre la représentation masculine de la voiture et celle de la femme. Elle a également pris la mesure du manque à gagner. Ford s’est attaché les services d’un auteur de fiction afin de promouvoir un certain type de véhicule parmi les jeunes femmes en Grande-Bretagne. Le directeur marketing de Ford souligne ainsi l’adéquation entre l’image du produit, la cible choisie par le constructeur et le lectorat de l’auteur."
Je vous invite vivement à découvrir son étude!
Placement de produit: efficace ou non?
A l’occasion de la récente ouverture du placement de produit aux fictions TV et aux vidéo-musiques (délibération du CSA du 16 février 2010), il était important de faire le point sur cette technique de communication encore mal connue en France.

Le placement de produit ne représente encore très souvent qu’un incident sporadique pour beaucoup d’annonceurs, alors que d’autres, comme les constructeurs automobiles, l’ont intégré depuis longtemps dans leur stratégie de communication, ou l’utilisent de plus en plus fréquemment, tels les secteurs High Tech : ordinateurs, téléphones portables, lecteurs MP3, etc.
L’ère du Temps, avec le soutien du SNPTV, a donc recensé et analysé les preuves d'efficacité qui poussent ces annonceurs vers le placement de produit, et les meilleures pratiques à adopter pour optimiser son impact, qu’il s’agisse de fictions, de jeux vidéo, de clips musicaux ou de contenus Internet.
L’analyse réalisée et synthétisée dans un rapport de 160 pages s’appuie ainsi sur plus de 90 études menées à travers le monde, qui ont été sélectionnées pour la robustesse de leur méthodologie et leur contribution majeure dans la connaissance de cette technique de communication. En cela, cette approche constitue une première en France.
Mettre en place un placement de produit efficace
Concernant le placement dans les fictions, l’étude révèle plusieurs enseignements.
Une mémorisation non garantie : les marques optant pour un placement « furtif » dans les décors (nom de la marque ou logo) peuvent ne laisser aucune trace mémorielle consciente,
La force du placement réside dans les effets de la mémoire implicite : il active la préférence de marque sans que celle-ci soit explicitement mémorisée,
Un placement récurrent dans une fiction TV peut générer jusqu’à 35% de part de marché supplémentaire auprès des consommateurs exposés,
Dans le cadre d’une campagne TV, un spot de 30 secondes est plus performant pour activer le souvenir publicitaire de la marque.
Un placement de produit améliore l'image de la marque
Selon cette étude, un placement de produit, parce qu’il amplifie les transferts de valeur du contenu à la marque, peut faire quasiment jeu égal avec un spot pour améliorer l’image de la marque.
D’autre part, la combinaison placement + spot permet d’obtenir jusqu’à 11 points de souvenir publicitaire supplémentaire par rapport à un spot seul,
C’est l’intégration au scénario (citation orale, utilisation par les acteurs, rôle positif dans une scène) qui booste l’impact du placement de produit en termes de mémorisation, avec un rapport qui peut être de 1 à 10, comparé à un placement non intégré,
Le sport est le contenu le plus générateur d’image pour les marques,
Dans les émissions de flux, ce sont les dotations cadeau (autorisées sous certaines conditions en France) qui sont les mieux mémorisées,
L’efficacité des placements subtils dans les jeux vidéo est assurée par la multi-exposition qui compense, à travers les expositions répétées, les effets négatifs de la concentration et de l’excitation provoquée par le jeu,
La présence dans les clips musicaux permet de cumuler l’efficacité liée au placement de produit dans une fiction et l’efficacité due à l’endossement de la marque par l’artiste.
Le paradoxe du placement de produit
L'étude explore également de nouvelle formes éventuelles de placement de produit, telles que les émissions de flux ou de nouveaux programmes autres que les fictions TV.
Finalement, si l'on dévait résumer, on dirait que l’enjeu, pour réussir son placement de produit, consiste à trouver le juste équilibre entre une intégration naturelle et subtile, au risque de passer inaperçu, et une intégration trop manifeste, qui risque de dégrader l’image de la marque.
Source: www.snptv.org
Premiers pas dans la pub pour Plus belle la vie

Après l'aval accordé par le CSA concernant le placement de produit suite à la délibération du 18 mai 2010 sur les conditions de diffusion des communications commerciales, la série à succès a franchi le pas et intégré une marque lors d'un récent tournage.
Sex and the City 2 : La rupture
C'était une scène emblématique: Sarah Jessica Parker, alias Carrie Bradshaw dans la très célèbre série Sex and the City, assise devant son Mac en train de taper ses réflexions quotidiennes. Eh bien, c'est du passé, ce Mac sera remplacé par un PC dans le deuxième opus de la série qui sortira dans les salles en juin prochain. De quoi choquer les inconditionnels de la série!

Tout comme Jennifer Lopez, SJP a su faire d'elle une marque. Mais ce qui est révolutionnaire, c'est la manière dont elle introduit ses produits personnels dans ses films. Cela a été le cas avec la marque Halston Heritage pour laquelle elle a récemment été nommée "chief creative officer". Elle a été jusqu'à s'assurer que la robe blanche qu'elle porte sur l'affiche du film soit disponible sur net-a-porter.com. En gros, si vous avez 325 dollars, vous pouvez vous habiller comme Carrie!
Aujourd'hui chaque aspect de la vie de l'héroïne est réduit à une "vignette" qui peut être monétisée. On comprendra mieux pourquoi Apple, qui rappelons-le ne monétise pas le placement de ses produits dans les films, ne remporte pas la préférence de la star. Entre choisir une marque célèbre pour son design et une marque qui peut vous rapporter quelques milliers, voire millions de dollars, le choix est vite fait!
Sur son site Internet, le New York Post a cherché à comprendre ce revirement des plus choquants! Comment peut-on délaisser Apple pour HP ?!? $$$ . Le constat est vite dressé. Si Sarah Jessica Parker est multimillionnaire, ses méthodes sont celles d’une femme économe et près de ses sous.
Anecdote croustillante, sur le tournage de son ancien film, la star a gardé 12 paires de verres à cocktails Swarovski utilisés dans une scène de mariage, le butin s'élevant tout de même à près de 5 000 dollars. Sans compter toutes les robes, chaussures, pièces de maroquinerie et bijoux qu'elle a pu mettre de côté grâce à son rôle de fashionista dans la série à succès.
Consciente de sa frugalité, l'actrice déclarait dans les colonnes du New York Times en 2000 qu'elle a «une drôle de relation avec l'argent et d'ajouter qu'elle est "super-économe"». En cause, son enfance passée loin des quartiers huppés de Manhattan au milieu de 8 frères et soeurs.
Le doute est encore moins permis lorsque l'on voit la nouvelle publicité HP...
Voici un aperçu de ce qui vous attend!

Soirée ciné: L'amour c'est mieux à deux
Sorti dans les salles obscures depuis le 5 mai 2010, "L'amour c'est mieux à deux" est réalisé par Dominique Farrugia et le jeune réalisateur Arnaud Lemort. C'est l'agence parisienne Marques & Films qui a géré les placements de produits, selon sa page Facebook.

Décrytage et analyse.
Manu Payet joue dans le film le rôle d’un avocat spécialisé dans les divorces. Gros dragueur pour le besoins du film et sûrement dans la vraie vie, il porte des lunettes Ray Ban. Un accessoire qui colle plutôt pas mal avec ses costumes bien taillés d’avocat successful. Si l’on voit que très rarement la marque, on reconnaît très clairement la forme des New Wayfarer qui font le succès de Ray Ban depuis plusieurs mois.
Dans le film, Manu Payet est le meilleur ami de Clovis Cornillac, qui semble exercer une profession qui rapporte bien, vu la beauté de son appartement. Comme tout homme d’affaire moderne, Vincent et Michel ne communiquent qu’avec leur smartphone favori, un Blackberry. Pour ce placement, aucune marque n’est visible à part la brève apparition d’un logo(si ma mémoire est bonne), un bon placement furtif.
Dans les premières minutes, Vincent rejoint sa petite amie du moment à un match de basket. Dans la salle de sport, deux marques sautent aux yeux : l’assureur Malakof Médéric et la ville Levallois Perret sont affichés sur des pancartes autour du terrain. Echange de visibilité contre prêt de la salle pour le tournage? Très beau coup en tous les cas.
Les deux amis se rejoignent plusieurs fois dans une salle de sport pendant le film. A chaque passage, Clovis Cornillac est en plein entraînement sur une machine dont on peut très clairement lire la marque : Technogym. Pour faire du sport, il faut des tenues adéquates, c’est pourquoi nos amis sont tout deux sponsorisés : Clovic Cornillac court pour Nike et Manu Payet pour Adidas.
Autre environnement de tournage, la rue. A deux reprises, c’est une berline Audi que l’on peut voir garer sur le bas côté.
La marque Thalys est visible dans la gare du Nord où se déroule la scène finale. Visible mais également citée à plusieurs reprises, tout comme Kit Kat que l'on voit à travers d'autres barres chocolatées, clairement citée par Manu Payet.
Dans la catégorie bling bling, l’employé maltraité et un peu bête de Jonathan Lambert porte une montre Rolex et une ceinture Dolce & Gabanna dont on peut voir le logo en très gros plan dans l’un des scènes.
Au total de ce film plutôt divertissant, nous avons donc 12 marques. Joli score!
